Cette manie qu’on les coachs à nous mettre dans des cases…
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Si tu n’as qu’un marteau dans ta boite à outils, tous les problèmes finissent par ressembler à un clou !

Jean Marc Cottet

Jean Marc Cottet

Organisateur du salon On est bien ! - Gérant de La Fabrique des Embellies

Cette manie qu'on les coaches de nous mettre dans des cases !

Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin… Cette formule un peu éculée tourne en boucle sur les réseaux sociaux chaque fois qu’il faut montrer l’intérêt au travail collectif. Il est vrai qu’il a fait la preuve de son efficacité. A part Obélix, personne ne pourrait construire seul la pyramide de Keops. Et encore, il paraît qu’il utilise des produits prohibés.

Dans l’temps, comme disait ma grand mère, le travail collectif étaient plutôt simple à piloter. Une société très hiérarchisée donnait au chef un pouvoir quasi illimité sur ses ouvriers, quand ce n’étaient pas des esclaves. Le collectif se résumai à l’assemblage de la force de travail d’un nombre de personne adaptée au projet. L’humanité à ainsi réalisé des prouesses qui nous étonnent chaque jour, de la route de montagne taillée dans la roche à la cathédrale de Paris.

Aujourd’hui, tout a changé. Nous sommes beaucoup plus nombreux:  7 516 824 714 personnes recensées samedi 2 décembre 2017 à 17 h 20 min et 03 s *  (pour mémoire, nous étions 250 millions sur terre lorsque Jesus a poussé son premier cri !) Une force de travail décuplée donc, avec beaucoup moins de chantier pharaoniques à entreprendre. D’autant que nous sommes considérablement aidés dans nos oeuvres par des outils de production mécaniques qui nous permettent, par exemple, de ravager la terre avec le petit doigt. Et par des outils informatique qui augmentent quasiment sans limite nos capacités de calcul.

Les coachs mettent de huile dans les rouages

Dans le même temps, nous sommes libérés de la domination abusive des chefs. Chacun garde son libre arbitre, et le pouvoir des dirigeants est bien limité. Le chef du personnel devient peu à peu un responsable du bonheur au travail, occupé à garantir l’harmonie en permettant à chacun de trouver sa place. Le DRH (appelons le encore quelque temps comme cela) se fait aider par des consultants extérieurs, les coachs, qui possèdent le recul et la neutralité affective nécessaires pour mener à bien une mission essentielle: que chacun travail avec les autres !

A mi chemin entre le management et le développement personnel, Ils sont devenus indispensables pour accompagner la vie des entreprises. Et leur tâche est énorme. Car malgré l’intérêt du travail collectif, nous somme aujourd’hui de plus en plus tentés par le travail solitaire. Ou du moins, nous souhaitons que notre singularité et notre point de vue soit pris en compte dans l’organisation du travail et les décisions stratégiques.

C’est pour répondre à ce besoin que nous assistons  ces dernières années à l’émergence de plusieurs méthodes de management qui permettent de « catégoriser » les membres d’une équipe selon des profils types. Elles donnent des clefs pour comprendre leurs réactions, les potentielles interactions entre les uns et les autres… On peut citer parmi ces méthodes: Comcolors ®, OPR ®, Enéagramme.

A chacun son profil

Ces approches ont comme premier effet de reconnaître la singularité des membres de l’équipe. Un « plus » lorsque il s’agit de créer une dynamique collective en mobilisant la variété des potentiels. Ainsi catégorisé (Je suis un rouge, un leader, ou un optimiste heureux…) chacun peut trouver sa place dans l’équipe. Et le manager va pouvoir s’adresser à lui en connaissant les clefs de sa motivation. Cela créé une belle dynamique collective, à condition que chacun comprenne qu’il ne s’agit que d’un jeu. D’ou l’importance de varier les méthodes, afin de rappeler que ce ne sont que des concepts, destinés à nous aider à comprendre. Mais sans se laisser enfermer. Toutes ces méthodes sont performantes et en utiliser plusieurs offre une liberté supplémentaire. Car comme l’a dit Abraham Maslow « Si tu n’as qu’un marteau dans ta boite à outils, tous les problèmes finissent par ressembler à un clou ».

* A la fin de la  rédaction de cette chronique, à 18 h 42 min et 12 s nous sommes 7 516 837 963 selon www.populationmondiale.com. Nous vivons une époque formidable.

Chronique publiée en décembre 2012 dans « ECO Savoie Mont Blanc »

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